Posté le 18.09.2007 par dystopia

PLANETE DE NEANDERTAL
Avril 1960
Un avion attendait le Président Charles De Gaulle, le chef de l'Etat français. L'appareil militaire devait le conduire dans le plus grand secret quelques heures plus tard à 450km au Nord de Brazzaville dans l'AEF (Afrique Equatoriale Française), en pleine jungle d'Afrique Centrale.
Dès son arrivé incognito à l'aérodrome militaire, on conduisit le Président à la base N° 54, une espèce de camp d'entraînement de la Légion Etrangère dont nul n'avait connaissance, il servait entre autres de station d'interception radio et de commandement stratégique. De là le Président pouvait contrôler la suite des opérations. Un bureau avec radio et télescripteur devait lui faciliter la tâche. Sans oublier la présence à ses côtés de divers responsables militaires dont le colonel Bernardin qui l'avait précédé.
Depuis déjà plusieurs heures la base était en ébullition, l'arrivée du Général De Gaulle n'avait fait qu'accentuer la chose.
Dès son arrivée le Président se fit faire un bref briefing de la situation. Ce fut le Commandant Santini qui résuma la situation pour lui.
- Monsieur, Hier soir à 04h32 heures locales, un de nos appareils au cours d'un vol d'entraînement au-dessus de la jungle, dans une zone difficile d'accès a accroché un signal radio.
- Monsieur, précisa le colonel le signal radio est inconnu de nos services. Par mesure de sécurité nous avons fait établir autour du périmètre de quarantaine. »
Le Président hocha la tête.
« As-t-on des informations complémentaires ? »
« Mon Général, nous attendons d'ici peu un rapport plus détailler d'un de nos mirages qui doit survoler la zone. »
Le colonel donna un ordre bref à un officier de liaison qui aussitôt alluma la radio. On pouvait entendre la voix nasillarde d'un homme, il s'agissait du pilote de l'appareil qui survolait la zone citée par le rapport. Le colonel saisi le combiné et parla au pilote.
« Capitaine, ici le colonel, j'ai à côté de moi le Président, pouvez vous nous décrire ce que vous voyez en bas ? »
Après un temps d'arrêt, le pilote parla.
« A vos ordres Monsieur ! Je vais descendre un peu plus bas, je crains de rasé d'un peu trop près la cime des arbres. J'ai effectué un premier survol de l'objet en question, il s'agit d'une capsule présentant des signes de carbonisation, dû peut-être à son entrée dans l'atmosphère… je ne vois personne en bas… »
Le colonel jeta un regard de biais en direction du Président.
« Aurions-nous de la chance ?' Posa t-il tout haut. ' Serait-ce un appareil Russe du genre de Spoutnik ? »
Le Président était calme comme à son habitude, il fixait la radio comme si de l'appareil allait sortir quelque chose.
« Bon sang ! Jeta la voix nasillarde. Je vois quelqu'un sortir de la capsule ! Mais il porte un uniforme, que je n'avais jamais vu auparavant ! »
Tous se tournèrent vers le Président, ce que décrivait le pilote avait tout l'air d'être le retour d'un astronaute sur terre !
« Monsieur quels sont vos ordres ? »
« Passez-moi le pilote, colonel »
Ce dernier s'exécuta, et le Président put parler directement au pilote.
« Capitaine, ici le Président qui vous parle, attendez mes ordres »
Et il posa un regard lourd sur les officiers et le responsable scientifique.
« Pourriez-vous m'expliquer la chose ? Jusque là j'ai fait preuve de patience, est-ce que nous avons effectué un lancement d'une fusée habité ? Pourquoi n'ais-je pas été informé ? »
Bernardin s'essuyait le front tant la pièce croulait sous la chaleur et que le ton du Président était menaçant.
Un homme entra dans la pièce.
« Mon Général, je me présente, je suis Robert De Decker, j'arrive tout juste de Bangui. Il est temps que vous soyez informer, pardonner à mon agence de ne pas vous avoir mis au courant plus tôt. La raison est simple, jusqu'à aujourd'hui nous ne savions pas si leur mission aurait une chance de succès, c’est pour cette raison que nous ne pouvions laisser transpirer la moindre information à cause des risques de fuites. Surtout que nos agents à Moscou ont risquez, et risquent toujours leurs vies là-bas. »
L'argument De Decker parut convaincant, le Président se contenta d'acquiescer.
De Decker ajouta :
« Auparavant j'aimerais être seul avec vous afin de vous livrer les informations complémentaires »
D'un signe de la tête, tous les collaborateurs du Général se retirèrent, le laissant seul en tête à tête avec le mystérieux De Decker.
Après avoir donné ses explications, ce dernier se tut attendant la décision du chef de l'Etat.
Ca réponse ne se fit pas attendre.
- Si je vous comprends bien, cette capsule nous viendrait du passé ?
- Oui mon Général.
Il se leva tout à coup et commença à marteler d'un air sévère.
- Oh mon dieu ! Savez-vous que vous êtes entrain de jouer avec la sécurité du pays voir du monde ! N'avez-vous jamais penser que les russes ou les américains s'ils venaient à apprendre ce que nous pouvons faire pourraient se sentirent menacer ?
- Mon général, nous avons pesé les risques et les avantages, et les services en questions sont les plus sûres du monde. Il n'y à aucun danger qu'à Moscou ou Washington on l'apprenne.
Le Président se saisi du microphone et s'adressa au pilote.
« Capitaine, ici le Président qui vous parle, je serais bref, et ne discuter pas mes ordres, je vous demande de larguer une bombe sur la capsule, avez-vous compris ? »
De Decker se précipita presque sur le Président.
-Non monsieur ! Dit-il.
Le Président grogna un contre-ordre au pilote.
« Suspendez le tir pour le moment. »
De Decker croulant sous la chaleur, poussa un ouf de soulagement.
« Qu'avez-vous ? » Posa le Président sur un ton calme. « Je vais donner l'ordre de réduire en poussière 'Cassandra' pour la paix du monde et la nôtre. Mais enfin pourquoi ne m'avait-on jamais parlé avant de ce projet 'Cassandra', quelque chose qui peu conduire le monde à la catastrophe devait m'être communiqué dès le moment où j'ai pris mes fonctions. »
« Monsieur le Président je suis contre la destruction de la capsule. »
Le Président avait perdu patience, et tenait le combiné de la radio crispé dans sa main gauche.
« Monsieur, oubliez-vous que je suis le Président ? »
La voix du pilote éclata soudainement.
«Bon sang ! Bon sang ! » Hurlât le pilote Monsieur, « le nain en question est un chimpanzé ! »
A suivre...
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Posté le 18.09.2007 par dystopia
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